13 avril 2009

Leurs yeux toujours purs

LEURS YEUX TOUJOURS PURS
Paul Eluard – Capitale de la douleur

Jours de lenteur, jours de pluie,
Jours de miroirs brisés et d’aiguilles perdues,
Jours de paupières closes à l’horizon des mers,
D’heures toutes semblables, jours de captivité,

Mon esprit qui brillait encore sur ses feuilles
Et les fleurs, mon esprit est nu comme l’amour,
L’aurore qu’il oublie lui fait baisser la tête
Et contempler son corps obéissant et vain.

Pourtant j’ai vu les plus beaux yeux du monde,
Dieux d’argent qui tenaient des saphirs dans leurs mains,

De véritables dieux, des oiseaux dans leur terre
Et dans l’eau, je les ai vus.

Leurs ailes sont les miennes, rien n’existe
Que leur vol qui secoue ma misère,
Leur vol d’étoile et de lumière
Leur vol de terre, leur vol de pierre
Sur les flots de leur ailes,

Ma pensée soutenue par la vie et la mort.

Jour anniversaire... Lundi 13 avril 1998, lundi de Pâques, lundi cauchemar. Les Parques ont coupé un fil, brutalement, injustement.

Posté par ysabel54 à 18:37 - Commentaires [1] - Permalien [#]


Commentaires sur Leurs yeux toujours purs

    c'est dur

    Dur de survivre a cela

    Posté par Daniele, 15 mai 2009 à 19:48 | | Répondre
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